Présentation

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« Terre à vivre » est un dispositif qui allie la réduction de notre consommation d'énergie fossile et la décroissance de notre empreinte écologique dans la solidarité avec les démunis et les victimes des changements climatiques.

Nous devons ouvrir les yeux et ne pas nous contenter de nous laisser porter par le courant, tellement habitués que nous sommes à voir ce qui est inacceptable, sans réagir.

« Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons dans l’abîme » a dit récemment le secrétaire général de l’ONU.

Nous avons à retrouver l’interaction entre les éléments de nous-mêmes et à rechercher l’harmonie avec notre environnement.

« Aujourd’hui, en cet instant même,nous vivons, pour la première fois consciemment, au confluent qui mélange le temps de l’histoire humaine, millénaire, la durée hominienne, millionnaire, l’évolution des vivants, milliardaire et la chronologie de la Terre, plus de dix fois milliardaire. Nouvelle horloge pour un temps neuf. »

(Michel Serres, la Guerre mondiale p, 197)


Chacun contribue à la santé du monde, en n’acceptant plus tous les avantages procurés par une civilisation qui a su exploiter le reste du monde sans vergogne. Chacun peut réduire ses émissions de Co² ou, à défaut, compenser celles qu'il ne peut réduire et chacun peut diminuer son empreinte écologique.


Il choisit ensuite librement, par une vraie évolution spirituelle et écologique de son mode de vie personnel, de donner le produit financier de sa décroissance énergétique (calculée ou fixée forfaitairement à un euro par jour, selon ses revenus) à un microprojet de lutte contre la faim par le biais de la petite agriculture familiale ou à un autre microprojet proche.


Se met ainsi en place une pratique de transformation personnelle et globale, qui rétablira notre contact avec l’univers auquel nous n’avions plus accès.

A une époque où nous sommes confrontés aux spectaculaires dangers de l’intensification de l’effet de serre et aux limites d’usage de notre propre biocapacité, nous agissons sur un grand vaisseau où chacun peut faire en sorte, à son niveau, que l’impact carbone et l’empreinte écologique de ce vaisseau inversent leurs courbes vers une décroissance, au profit de vies humaines en péril.

Nous trouvons ainsi des moyens de rétablir une vision partagée et de mettre fin au scandale de la faim qui continue de ravager le monde. Il est d'autant plus inadmissible qu'il se renforce au sein de populations déjà très pauvres, suite à l'impact des dérèglements climatiques. «Terre à vivre» engage donc chacun à renoncer à son impuissance à changer le cours des choses.

Qu’est-ce qu’un versement d’un euro par jour quand on en a les moyens, pour manifester son engagement personnel d’orientation vers une nouvelle civilisation respectueuse de la nature et des êtres humains ?

Sans doute ces dons, qui peuvent faire de grandes rivières, issus de nos efforts répétés pour traiter des problèmes sérieux et ne pas abandonner ceux qui n’ont que nous pour les aider, deviendront-ils normaux pour nos consciences d’ici quelques années !